Au delà des projets que nous avons initiés dans notre Conseil de quartier autour du Thème “Quartier durable” et du Jeu ECOPOLE, nous participerons activement aux actions conduites par l’équipe municipale.
« à l’échelle de notre arrondissement, la désignation d’un élu délégué au développement durable, traduit la volonté de la nouvelle équipe municipale de mettre ces enjeux au cœur de la vie du 10ème.
Notre objectif immédiat est de mobiliser le plus grand nombre de nos concitoyens sur ces sujets. »
Extrait de la lettre de Rémi Féraud et de Mehdi Guadi. Voir lettre invitation-reunion-dev-durable-mehdi-guadi, la retranscription des échanges ayant eu lieu lors de la réunion du 2 juillet sur le développement durable dans le 10ème arrondissement.
Nous tenterons dans ce blog de DURER et de vous tenir informé.
Nicolas Beauvisage et Claude Colom membres de l’équipe d’animation du conseil de quartier, nous permettront certainement par les billets et les photos, d’approfondir nos réflexions.
Le billet de Nicolas Beauvisage
Durabilité
“Depuis plusieurs années, rapports et études scientifiques s’accumulent et dessinent les contours d’une crise écologique sans précédent. Si le changement climatique trouve son fondement au plan global, la réponse doit être avant tout locale.”
Fort de ces mots d’invitation, les conseils de quartiers et de nombreuses associations intervenant à divers titre dans le 10ème arrondissement, ont été conviés, il y a deux semaines, à une table ronde autour du thème, porteur, du développement durable. Rencontre organisée sous le haut patronage du maire du 10ème, le socialiste Rémi Féraud, et de l’élu de notre arrondissement délégué au développement durable, le vert Mehdi Guadi.
Comme nous le savons, le développement durable ne se décrète pas. Et les quelques images sur la nature et sa disparition, les appels à la vigilance ou le cri d’alarme de quelques uns ne suffiront pas. C’est chacun qui doit avoir à l’esprit que son mode de vie, de consommation ou de déplacement ont des effets majeures à l’égard des générations futures.
Et comme le reprenaient les deux élus présent lors de cette réunion, il faut passer des paroles aux actes, des idées au concret.
Soyons à la hauteur de cette demande des élus. Proposons, initions, mettons en chantier des projets, suivons des réalisations, objectons, poussons : portons haut le développement durable.
Une seule interrogation en suspend : est-ce-que les promesses de nos élus de suivre le mouvement seront durables ?
Nicolas Beauvisage
Membre de l’équipe d’animation du conseil de quartier “Faubourg du Temple – Hôpital Saint-Louis”.
Les photos de Claude Colom
1ère réunion d’échange et de concertation sur le développement durable dans le 10ème
Mercredi 2 juillet 2008
Sommaire:
• Le développement durable, pour quoi faire ?
• Le développement durable depuis 2001 à Paris et dans le 10ème
• Le plan climat : un document de référence, une obligation de mise en œuvre.
• Co-élaborer des propositions, des thématiques de travail et des expérimentations
• Annexes : contributions de conseils de quartiers au plan climat
Le Développement Durable, qu’est-ce que c’est ?
Le « développement durable » est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland :
« Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »
Une réponse globale : le développement durable
La notion de développement durable ouvre la voie à un nouveau modèle de développement qui tienne compte des ressources naturelles de la planète. Il ne s’agit pourtant pas que d’une démarche exclusivement environnementale. Elle comporte 3 composantes indissociables :
• La protection environnementale, qui doit intégrer la préservation des ressources naturelles non renouvelables, réduire les émissions dues aux activités humaines et conserver la biodiversité.
• Le progrès et l’équité sociale, permettant de subvenir aux besoins des peuples et des
générations, de préserver les libertés démocratique.
• Le développement économique, s’appuyant sur une croissance qui remette l’homme au
cœur des processus de production et de consommation.
Un outil de mesure de la crise écologique: la notion d’empreinte écologique
L’empreinte écologique se mesure généralement en surface (hectares par individu, ou hectares consommés par une ville ou un pays pour répondre à ses besoins, par exemple).
Elle permet de quantifier pour un individu ou une population la surface nécessaire pour produire les principales ressources consommées par cette population et pour absorber ses déchets.
Aujourd’hui, en France, on a évalué qu’il faudrait 3 planètes terre si l’ensemble des habitants de la planète avaient le même mode de vie.
Pour calculer son empreinte écologique :
www.citesciences.fr/
www.wwf.fr
www.footprint.ch
Le développement durable dans le 10ème depuis 2001, quelques actions :
Depuis 2001, la municipalité du 10ème s’est déjà engagée dans des projets de développement durable, avec notamment la création de 2 jardins écologiques et sociaux :
• Le square Villemin
• Le square Juliette Dodu
Certifiés écocert, c’est-à-dire qu’il n’appellent pas l’usage de produits phytosanitaire ni de l’eau potable pour son entretien, ces deux espaces participent aussi à la lutte contre l’effet de serre. D’autre part, les fonctions mixtes qui y ont été implantées (espace de détente, jardins
pédagogiques et partagés…) ont été déterminées en partenariat avec les habitants à travers le dispositif « main verte ».
L’émergence d’un développement durable de l’arrondissement a aussi été amorcé par les réaménagements de la voirie, qui favorisent le développement des circulations douces (pistes cyclables sur le boulevard Magenta, mise en place de quartiers verts..), le traitement de l’espace public (plantation d’arbres, végétalisation des murs…) et par la diffusion d’informations auprès de habitants (Point Info Energie).
• L’empreinte écologique se mesure généralement en surface (hectares par individu, ou hectares consommés par une ville ou un pays pour répondre à ses besoins, par exemple).
• Elle permet de quantifier pour un individu ou une population la surface nécessaire pour produire les principales ressources consommées par cette population et pour absorber ses déchets.
Le plan climat : un document de référence, une obligation de mise en œuvre.
• En 2007, l’adoption du plan climat par la ville de Paris témoigne d’une démarche innovante dans laquelle une collectivité locale s’inscrit dans une problématique environnementale aussi vaste que le changement climatique.
• Ce document élabore une feuille de route et une série d’actions à entreprendre pour parvenir à diminuer par 4 les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) de la capitale mais aussi, anticiper les changements des modes de vie qui devront évoluer face aux changements climatiques.
• Il s’agit d’une approche environnementale bien sûr, mais aussi participative, puisqu’il vise à mobiliser les citoyens autour de ces problématiques. Ainsi, l’élaboration du texte a été précédée par une vaste consultation à travers des ateliers débats tenus dans chaque arrondissement invitant tous les habitants à participer.
Quelques exemples :
• Parmi les mesures proposées, le développement des actions de sensibilisation du public apparaît comme le premier vecteur de réduction des GES. La mise en place du réseau d’éducation à l’environnement réunissant la direction des affaires scolaires (DASCO) et la direction de la protection de l’environnement (DPE) en témoigne.
• Le plan 100 000 immeubles doit aussi permettre la réduction de 30% des GES de la capitale : développement de diagnostics énergétiques dans les copropriétés privées, informations et aides aux propriétaires. Aussi, sous l’appellation de « programme d’intérêt général de développement durable », cette démarche ouvre la voie à des programmes expérimentaux d’amélioration de la qualité environnementale qui pourront bénéficier d’un accompagnement (conseil et information de l’ADEME) ainsi que de subventions majorées.
• Dans le domaine économique, le plan prévoit la mise en place de label plan climat pour les entreprises prenant en compte la lutte contre l’effet de serre, il évoque aussi la création du prix « paris développement durable » donnant jusqu’à 20 000 euros aux TPE et PME innovantes dans le domaine du développement durable.
• Plus généralement, ce plan invite à développer toutes les pratiques innovantes qui permettent de prendre mieux en compte notre environnement économique, écologique et social.
Pour télécharger le document plan climat : www.paris.fr
Co-élaborer des propositions, des thématiques de travail et des expérimentations
A- L’impératif de la participation et de l’engagement libre:
Selon les statistiques de l’Insee, l’adhésion des français à la réalité du changement climatique ne débouche sur aucun changement de comportement. La reconnaissance du diagnostic et la capacité de bouger soi-même sont deux choses différentes, conditions de la transformation du réel.
La participation doit intégrer la dimension du temps long, l’implication la plus large (facteur 1/1000) et un engagement individuel (familles) sur des expérimentations soutenues par la puissance publique.
Notre objectif : enclencher une dynamique de progrès et de changement des comportements sur le temps de la mandature.
B- Mobiliser et Investir le calendrier officiel : l’exemple de la semaine développement durable
Chaque année associations, collectivités locales, établissements d’enseignement, services de l’état et entreprises s’associent pour mettre en place des actions d’information et de sensibilisation aux problématiques du développement durable ainsi que la promotion de comportements éco-responsables.
Cette opération annuelle a pour objectifs :
- D’informer le grand public sur les composantes du développement durable et sur leur nécessaire complémentarité : il n’y peut y avoir de développement économique sans progrès social et protection environnementale.
- De motiver et de soutenir des changements de comportements en expliquant les bonnes pratiques quotidiennes à adopter en faveur du développement durable.
Notre objectif : proposer aux équipes d’animation et les associations de travailler sur 6 thématiques : biodiversité, consommation et achats quotidiens, eau, habitat et énergie, transports et déchets.
Démarrage de la démarche : septembre 2008
C- Améliorer les échanges et la concertation avec et entre les habitants sur les enjeux de l’urbanisme durable
Les formes de concertation en matière d’urbanisme se sont largement développées depuis les lois de 1985 et 2001. Pourtant, la division géographique des conseils de quartiers, qui répond à une demande de proximité, peut aussi fractionner le débat et les efforts, quand il s’agit des aménagements qui portent les enjeux du développement durable.
La promotion d’usages et de formes urbaines nouvelles qui répondent aux exigences du développement durable appelle :
• l’information et l’adhésion des habitants à l’échelle la plus vaste possible.
• La création d’un véritable lieu d’échange sur ces questions.
Notre objectif : Participer à la mise en place d’une instance de concertation sur le thème de l’urbanisme durable à l’échelle de l’arrondissement.
D- Développer la communication et l’information sur le développement durable dans l’arrondissement.
La communication sur le développement durable dans l’arrondissement n’est actuellement pas centralisée au niveau de la mairie du 10ème: Les engagements et les actions de la mairie dans ce domaine d’une part, mais aussi la diffusion de nouveaux modes de vie, prenant en compte les enjeux du développement durable, ne font pas l’objet d’une médiatisation particulière.
Il s’agit aujourd’hui de constituer un support d’information qui regroupe les avancées progressives du développement durable dans l’arrondissement.
Notre objectif : créer sur le site Internet de la mairie, une rubrique voire une newsletter, regroupant les informations sur le développement durable dans le 10ème.
E- Mobiliser l’ensemble des acteurs de la vie sociale et économique de l’arrondissement autour du développement durable
Aujourd’hui, il n’existe pas d’organisation qui permette de former, d’informer, de solliciter et de fédérer les habitants et acteurs du 10èmeautour des enjeux du développement durable.
Il faudrait développer une forme d’éducation à l’échelle de l’arrondissement et utiliser des techniques de communication modernes (nouvelles technologies de l’information et de la télécommunication), mais aussi plus classiques comme les forums, conférences et débats.
Notre objectif : Participer à la mise en place d’une université d’éducation populaire originale et créative au service du développement durable.
Contacts :
Mairie du 10ème arrondissement
Mehdi GUADI, conseiller d’arrondissement délégué à l’urbanisme, au développement durable et à l’économie sociale et solidaire. contribution-du-cdq-saint-denis-paradis-75010






